Archives Mensuelles: décembre 2010

Des livres et des lynx

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Il y a des jours comme ça, où je n'aimerais pas être un lièvre... CC BY-NC-ND Brian Scott, 2008, source : Flickr.

En cette fin d’année mouvementée (des cartons, encore des cartons, toujours des cartons, vous me direz que ce n’est pas très original pour une archiviste, mais là ce sont mes-cartons-à-moi-avec-mes-choses-dedans), je ne trouve pas beaucoup de temps pour rédiger les billets (forcément passionnants, n’est-ce pas ?) que j’ai en préparation, depuis très longtemps pour certains. Il va  décidément falloir que je pose des congés si je veux mettre à jour mon blog…!

Mais je ne pouvais supporter de vous abandonner dans ce froid polaire sans un peu de réconfort. J’avais songé à une tournée générale de vodka kirghize ou de koumis, mais j’ai craint de décimer la communauté archivistique, alors je me rabats sur une méthode moins violente : la Bonne Tranche de Franche Rigolade (formule brevetée).

Je vous laisse donc découvrir LA révolution technologique de l’année, j’ai nommé le BOOK (merci pour l’info à JF, aka Œil-de lynx, à qui rien n’échappe sur la Toile).

Petite parenthèse étymologique (on en apprend des choses en rédigeant un blog, pfff, c’est à peine croyable). Savez-vous que les « yeux de lynx » n’ont absolument rien à voir avec l’animal – fort sympathique au demeurant, qu’on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas, je ne voudrais pas avoir l’Association de défense des lynx sur le dos… je ne plaisante pas, elle existe vraiment.  Donc, l’expression « avoir des yeux de lynx » fait plutôt référence au personnage mythologique Lyncée, l’un des Argonautes, qui avait le pouvoir de voir à travers les murailles. Notre pauvre lynx ne fait manifestement pas le poids.

Bref, fin de la parenthèse, donc je vous laisse avec le BOOK…

…  Vous avez encore froid ? Oui ? Bon, il ne reste plus que le koumis, alors, tant pis pour vous, vous l’aurez voulu…

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Gentil, le chat... Non, je n'ai pas dit de mal des lynx, hein, hein ? CC BY-ND, 2009, Tambako the Jaguar, source : flickr.

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Portrait de l’artiste en archiviste

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Le duo hyperactif Archives Online s’efforce une fois encore de réveiller l’archivoblogosophère. Après leur défi aux archivoblogueurs, voici un concours (je m’inquiète de leur prochaine idée… deux archivistes… un ring… Cauchards contre Dimabs…?).

« Pour participer, il faut poster sur son blog une image, prise par soi-même ou trouvée ailleurs, qui illustre le métier d’archiviste et/ou ses évolutions. Cela peut être une composition originale de votre part, un objet, une métaphore … La photo devra être accompagnée d’un petit texte de présentation. »

Pour ceux qui connaissent l’étendue de mes (in)compétences artistiques (“très joli ton dessin de marmotte… ah bon, c’est un cheval ?”), vous imaginez qu’il s’agit là d’un challenge quasi-insurmontable. Mais bon, il semble que je n’aie guère le choix, une très très légère pression s’exerçant sur moi…

Sans compter que je suis assez motivée par la récompense à la clef (oui, je sais, je suis vénale)…

Donc, bref, voici ma copie.

Archivocook

Portrait de l'artiste en archiviste, 2010.

Ingrédients
– un archiviste bien frais
– archives du jardin
24 millions d’usagers

Le cuisinier L’archiviste mitonne de délicieuses archives pour les mettre au goût des usagers. Il doit avant tout être un médiateur. Médiateur entre la matière première brute que sont le document d’archives et l’information qu’il contient d’une part, le public peu au fait des subtilités de l’organisation administrative et de la description archivistique de l’autre. Médiateur entre les impératifs administratifs et juridiques de la conservation pérenne des archives d’une part, le désintérêt des prescripteurs de l’autre.
Le cuisinier L’archiviste connaît les goûts et les habitudes de ses convives et sait s’y adapter. Il maîtrise parfaitement ses ingrédients, leur dosage, leurs combinaisons afin que chacun garde son identité, sa richesse, sa saveur, dans la composition finale. Il sait surprendre les palais les plus fins et éduquer les bouches les plus grossières.

Big B.

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Préparant studieusement (mais oui, mais oui) mon dossier pour les Rencontres Wikimédia qui commencent demain (pour ceux qui auraient loupé ça, c’est quand même THE place to be dans les 2 jours qui viennent, il y aura des wikimédiens, des cultureux, des archives et du maroilles), je consultais soigneusement la liste des organismes français qui ont conclu des partenariats avec Wikimédia.

Et là, incroyable !, merveilleux !, parmi les 100 portraits photographiques versés sur Wikimédia Commons en juin 2010 par le Studio Harcourt, je tombe sur une extraordinaire photo d’Amitabh Bachchan, librement réutilisable, donc. Je ne pouvais pas résister, il fallait que je l’accueille sur mon blog…! Bienvenue chez moi, Big B.! Je suis complètement fan de vos lunettes !

Amitabh Bachchan

Studio Harcourt, CC-BY-3.0, source : Wikimédia Commons.

Pour celles et ceux qui ne parlent pas couramment Bollywood (mais comment est-ce possible ?), Amitabh Bachchan, dit « Big B. » comme vous l’aurez compris, est une superstar en Inde. Il a tourné dans plus de 150 films, où il est passé du jeune premier rebelle (le Angry Young Man qui a fait sa notoriété) au patriarche respectable.

Wouaouh, j’héberge un demi-dieu indien sur mon blog !

Et si vous n’avez pas encore vu Kabhi Khushi Kabhie Gham (La famille indienne), eh bien maintenant vous savez que faire dimanche prochain, quand il fera trop froid pour sortir de sous votre plaid en polaire…