Création de la liste de diffusion « Ontologie-Patrimoine ». Oh, joie !

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Bonjour les gens !

Oui, oui, je sais, vous allez me dire que me voilà bien cavalière pour quelqu’une qui n’a pas donné signe de vie depuis des mois (jetons un voile pudique sur le nombre de mois), mais bon, on se connaît depuis assez longtemps, vous et moi, pour ne pas s’offusquer pour si peu. Si, si.

Et puisqu’on en est aux mondanités et que tout bien pesé le mois de janvier n’est pas encore tout à fait terminé, je vous adresse, amis lecteurs, mes meilleurs vœux pour 2013, may the metadata power be with you. Après tout, il n’est pas gagné que je produise un autre billet cette année, autant en profiter…

Or donc, je reprends céans ma plume et mon clavier, pour vous annoncer derechef la création d’une nouvelle liste de diffusion (qui est le swag incarné, l’Auguste Paris de la liste de diffusion), j’ai nommé… TADA… Ontologie-Patrimoine (oui, certes, vu que c’est le titre du billet vous l’aviez deviné) ! Et attendez, vous n’avez pas tout vu, le sous-titre « Réseau pour la modélisation, les ontologies et les standards des données du patrimoine culturel ». J’en salive d’avance…

Mon précieux...Source : Gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9028065p

Mon précieeeeux…
Source : Gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9028065p

Je laisse la parole aux créateurs de la liste :

Ontologie-patrimoine a pour objectif de favoriser l’émergence d’une communauté d’intérêt et de pratique rassemblant les acteurs du monde de la recherche, de la culture et des Humanités numériques autour des problématiques de modélisation de l’information relative au patrimoine culturel.

Elle vise à être un espace d’échange d’informations, d’expériences, de méthodes et de questionnements sur les différents modèles de représentation des données culturelles tels que l’ontologie CIDOC CRM (ISO 21127), le modèle conceptuel EDM (Europeana Data Model) ou encore le schéma XML LIDO.
Nous vous invitons à participer à ces échanges destinés à mieux faire connaître ces modèles, à en faciliter la compréhension et l’utilisation et à définir des profils et des schémas d’utilisation qui garantissent l’interopérabilité entre les systèmes d’information qui les mettent en œuvre.

Fidèle à l’esprit de la communauté des Humanités numériques francophone, cette liste se veut interdisciplinaire et interinstitutionnelle.

Donc c’est qu’il faut aller. Maintenant, allez, zou.

Pour vous tou.te.s qui êtes intéressé.e.s par la modélisation, les systèmes d’organisation des connaissances, l’interopérabilité, les référentiels, la normalisation, les formats, les traitements sémantiques, le web de données…

Pour vous tou.te.s qui travaillez à la description du patrimoine culturel, à sa représentation conceptuelle, à sa préservation, à sa diffusion numérique, à son ouverture sur les autres modèles de représentation de l’information, à son intégration dans l’écosystème du web…

A tou.te.s les muséeux, bibliothéqueux, archivisteux, archéologueux, digital humanisteux fanatiques (ou simplement curieuses/eux) de CIDOC-CRM, FRBR, FRBOoo (si, si, il y en a, je le sais, j’en connais, il est temps de sortir du placard)…

… modélisons tous ensemble le cœur joyeux et l’esprit léger, vers l’interopérabilité des ressources culturelles et au-delà…!

Les bibliothèques dans l’écosystème du web

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Pour la deuxième année, j’ai la chance et l’honneur d’intervenir dans le stage CNFPT Biblioquest sur les impacts stratégiques du numérique en bibliothèque.

Biblioquest, la quête épique des bibliochevaliers sans peur et sans reproche…
(CC BY-NC-SA Dunechaser, source Flickr)

Pour le premier épisode de la nouvelle saison de Biblioquest, 13 stagiaires triés sur le volet et 3 formateurs dynamiques… et une plongée dans l’écosystème du web, pour comprendre le contexte technique et d’usages dans lequel s’exerce la présence en ligne et la médiation numérique des institutions culturelles.

Alors, quelles sont les grandes tendances et les grands enjeux du web, aujoud’hui et demain, et surtout quelles conséquences pour les bibliothèques ?

Découvrez également ici la présentation des différents outils (blogs, wikis, réseaux sociaux, outils de veille, etc.) à la disposition des bibliothécaires pour la mise en place de leurs stratégies de diffusion, de dissémination et de médiation numériques ; les besoins auxquels ces outils peuvent répondre ; les services qu’ils peuvent rendre à nos publics ; les bonnes pratiques et usages courants de ces outils.

Domino’s books

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Je sais, je sais, on a déjà vu cette vidéo 100 fois, ça fait un bon moment qu’elle tourne sur le web, mais… je n’arrive pas à m’en lasser, c’est un pur délice qui me met toujours en joie, alors je trouve que c’est une belle façon de finir la semaine.

L’histoire ne dit pas si « aucun livre n’a été blessé pendant le tournage de ce film », mais je ne doute pas de leurs qualités de cascadeurs qui ont dû leur éviter le plus dur…

Bon week-end !

« Connecting people », les Archives de Vendée et le Web participatif

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Non, non, ce blog n’est pas (complètement) mort. Il est juste en hibernation profonde (on le comprend et on l’envie), avec quelques rares soubresauts de conscience.

Donc, avant de retourner dormir roulée en boule au fond de ma grotte, voici en guide de soubresaut le compte-rendu de la journée d’étude « La recherche aux archives, nouveaux outils, nouveaux publics » organisée par les Archives de la Vendée le 29 novembre dernier, que j’ai rédigé pour la lettre Archivistes ! de l’AAF (oui, je me suis réveillée assez longtemps pour publier sur ce blog, pas pour écrire un billet spécifiquement dédié, on en reparlera à la fonte des neiges…).

Marmotte

Bon, ben c'est pas tout, ça, mais après tous ces efforts je vais peut-être retourner me coucher, moi... (CC BY-NC-SA A. Fauth, source : Flickr)

A l’occasion de l’inauguration de nouveaux outils innovants en ligne, les Archives de Vendée ont réuni les archivistes et leurs usagers pour une journée d’étude « La recherche aux archives, nouveaux outils, nouveaux publics » : se sont ainsi rencontrés les professionnels qui collectent et classent les documents pour les diffuser, les contributeurs bénévoles qui participent à leur description, et les chercheurs qui les utilisent pour écrire l’histoire locale. L’amphithéâtre accueillait pas moins de 400 personnes, tandis que les absents pouvaient suivre en direct les débats grâce au « live tweet » de quelques participants connectés.

Comme le rappelle en préambule M. Thierry Heckmann, directeur des Archives de Vendée, les relations entre les archives et leurs publics subissent une profonde mutation à l’heure du numérique. Si Internet multiplie la visibilité des archives et facilite le travail en réseau, les Archives doivent s’adapter aux usages du public internaute pour offrir de nouveaux services. Et il ne faut pas hésiter à remettre en cause certaines pratiques archivistiques traditionnelles, qui doivent elles aussi s’adapter aux usages du Web. Une description plus fine des contenus est désormais adaptée à la diffusion de documents numérisés et à l’indexation par les moteurs de recherche : il est donc temps de réhabiliter l’inventaire à la pièce, tout en développant les pratiques automatisées d’OCR (reconnaissance optique des caractères) qui permettent une indexation et une recherche en plein texte. Des inventaires détaillés et des textes interrogeables par les moteurs de recherche faciliteront le travail des chercheurs et augmenteront la notoriété des archives sur le Web.

La matinée s’ouvre par deux tables rondes, autour des recherches sur les personnes et des recherches sur les territoires, destinées à présenter les nouveaux outils proposés par les Archives de Vendée, leur constitution et leur enrichissement collaboratif, ainsi que leurs usages. Elles confrontent les points de vue des archivistes, des contributeurs, mais aussi des usagers et utilisateurs de ces outils.

Les Archives de Vendée ont en effet initié depuis quelques années les travaux qui aboutissent aujourd’hui à la mise en ligne d’un ensemble remarquable d’outils de diffusion innovants et collaboratifs :

  • Noms de Vendée : cette base de données de relevés nominatifs (issus de l’état civil, d’actes notariés, etc.), fondée sur une collaboration originale entre un généalogiste créateur et administrateur de la base, des contributeurs (historiens, généalogistes), et les Archives départementales, fournit l’accès à 1,5 millions de noms.
  • Trois dictionnaires collaboratifs, le dictionnaire des Vendéens, le dictionnaire historique des communes, le dictionnaire des toponymes, proposent des notices très riches et structurées sur l’histoire locale, assorties d’interfaces de recherche dynamiques, en particulier cartographiques. Ces dictionnaires ont pu être constitués grâce à l’apport de contributions massives de chercheurs, et s’enrichiront des apports et dépouillements d’une communauté de contributeurs, en particulier en lien avec les campagnes de numérisation et de mise en ligne de fonds d’archives.
  • Le L@boratoire des internautes est un outil beaucoup moins structuré que les précédents, dont la souplesse permet précisément des échanges plus libres avec les usagers, et des propositions de participation beaucoup plus variées : identification de photographies ou de personnes, éphéméride collaboratif, travaux scientifiques en réseaux (par exemple constitution d’un guide des sources sur la guerre de Vendée), etc. Le L@boratoire est destiné à enrichir les autres outils, les inventaires, la description des archives numérisées, en fédérant une communauté de contributeurs assidus ou occasionnels.

Un effort particulier est en effet réalisé pour intégrer tous ces nouveaux outils dans une véritable plateforme constituée par l’ensemble de l’offre numérique des Archives de Vendée : les dictionnaires s’appuient sur le dépouillement des inventaires et archives en ligne auxquels ils font systématiquement référence, et ils se répondent et se citent entre eux autant que possible. La multiplication des outils répond aux multiples besoins et usages des publics, sans conduire à une fragmentation mais plutôt à un cercle vertueux qui appuie la recherche historique sur les ressources archivistiques.

L’alimentation collaborative de ces outils pose bien entendu la question de la qualité et de la vérification des données. Les enrichissements sont donc réalisés sous le contrôle d’un comité qui veille à leur qualité, et en particulier à la mention systématique des sources. Les contributeurs réguliers sont encadrés et conseillés. Et en fin de compte, le contrôle lui-même est collaboratif, puisque chacun peut signaler les erreurs qu’il est amené à constater.

Les tables rondes font également la part belle aux contributeurs et utilisateurs de ces outils, afin d’incarner leurs usages et de donner vie à leurs contenus. L’intervention de Maïwenn Bourdic revient en particulier sur l’évolution des pratiques des généalogistes sur Internet, qui éclairent les besoins et usages de ce public. Internet a permis la diffusion massive de données généalogiques, que ce soit par les particuliers, les associations ou les services d’archives, mais il a aussi donné une ampleur exceptionnelle à une pratique ancienne des généalogistes : l’entraide. Finalement, cette entraide généalogique est peut-être la matrice de la participation massive de ces publics aux entreprises collaboratives initiées par les services d’archives, qui s’attachent de la même façon à favoriser les échanges, la diffusion des données, l’implication dans l’ouverture des archives au plus grand nombre.

Les différentes conclusions de la matinée permettent ensuite de replacer ces projets collaboratifs dans leur contexte archivistique, numérique, administratif et politique.

En effet, même si les réalisations des Archives de Vendée restent largement innovantes, surtout en France, elles s’inscrivent dans le mouvement plus vaste de la culture participative, et plus particulièrement des « Archives participatives ». Les projets de diffusion patrimoniale s’appuient de plus en plus sur une interaction avec les usagers, que ce soit sur les sites des institutions elles-mêmes ou via les médias sociaux ; les archives doivent s’inscrire dans cet écosystème où l’interaction est la norme.

Au-delà d’échanges et de contributions plus ou moins superficiels, les Archives peuvent ainsi  aller jusqu’à susciter une « participation » des usagers, au sens où la définit l’archiviste américaine Kate Theimer, c’est-à-dire la mise en œuvre de véritables compétences et connaissances des usagers, une interaction de haut niveau, de caractère scientifique. Il peut s’agir d’une contribution des usagers à la description des contenus, à l’amélioration de l’accès (tagging, indexation collaborative, identification de photographies, etc.), voire d’une véritable co-construction, via un apport de contenus scientifiques ou de matériaux patrimoniaux par les usagers (transcriptions collaboratives des contenus, travaux de recherche scientifique mis en valeur sur Wikipédia ou sur des sites dédiés, enrichissement des collections par intégration d’archives personnelles, etc.). Les outils collaboratifs des Archives de Vendée sont au croisement de ces deux niveaux de participation avancée des usagers.

Le directeur chargé des Archives de France, M. Hervé Lemoine, souligne ainsi la nécessité pour les services d’archives de passer d’une politique de l’offre à une politique de la demande, de s’interroger sur les véritables besoins de leurs publics. Afin de donner une indispensable dimension nationale à la politique de diffusion sur le Web des archives, il appelle à la constitution d’un portail national, point d’accès unique aux collections archivistiques françaises, qui serait un outil de reconnaissance et de visibilité pour l’ensemble des services d’archives.

Les tables rondes de l’après-midi s’attachent à présenter les ressources mises en ligne par les Archives de Vendée et leurs utilisations par les historiens qui donnent un contrepoint passionnant et une justification évidente au travail des archivistes.

La qualité et la diversité des recherches historiques sur les documents vendéens sont particulièrement soutenues par le soin apporté à la description des fonds numérisés. Un inventaire pièce à pièce, parfois assorti d’un OCR des documents textuels, permet en effet une indexation fine des contenus, et une optimisation du moteur de recherche.

Par ailleurs, les Archives de Vendée ont pu bénéficier d’un partenariat original avec le Service historique de la Défense, qui a abouti au classement, à la numérisation et finalement à la diffusion sur le site Web des Archives de Vendée d’un ensemble remarquable de pièces relatives à la guerre de Vendée et conservées au SHD à Vincennes. Le site vendéen peut ainsi devenir un véritable portail des sources sur l’histoire de la Vendée où qu’elles soient conservées.

Les pratiques collaboratives ne sont alors plus seulement le fait des historiens et généalogistes, mais aussi des services d’archives entre eux-mêmes, grâce auxquels le partage et la dissémination des documents profitent au plus grand nombre.

Les Français et le monde numérique : allez hop, on y va, en route pour l’aventure !

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L’Inria vient de publier les résultats de la première édition de son baromètre « Les Français et le Nouveau Monde numérique », qui analyse la compréhension que les Français ont de l’influence du numérique sur le monde.

  • 39% des Français sont passionnés par le monde numérique, 71% sont curieux (la plus belle et la plus indispensable des qualités dans ce monde, j’en suis persuadée : la curiosité permet d’apprendre, d’évoluer, de s’adapter, d’être à l’écoute, bref, soyons curieux !)
  • 56% des Français ne peuvent plus se passer d’Internet,
  • … mais une mauvais compréhension des enjeux et possibilités du numérique (50% pensent que les objets ne pourront jamais communiquer entre eux par Internet…)

Quelques indications (et indicateurs) de plus, donc, pour comprendre nos usagers, et adapter l’offre numérique culturelle à leurs usages. Pour appuyer également le rôle des bibliothèques et des institutions culturelles dans l’éducation au monde numérique, à ses enjeux, à ses atouts, à ses risques.

Pour compléter la synthèse de l’Inria, allez donc consulter ces deux autres ressources récentes (2011) sur les usages numériques de nos concitoyens :

Et vous ? L’Inria propose de tester quel type de « voyageur » numérique vous êtes… A votre avis ?

Bon, moi il paraît que je suis une grande exploratrice… Y en a-t-il d’autres pour venir féminiser avec moi les grands chemins du monde numérique ?

Wiki-archivistes, unissez-vous !

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Un Wikiconcours c’est, comme son nom l’indique, un concours organisé par Wikipédia. Mais encore ? Des équipes de 1 à 5 personnes s’engagent à créer ou développer des articles sur Wikipédia, généralement sur un thème précis (par exemple, les 3 équipes lauréates du dernier Wikiconcours se sont attelées à des sujets tout à fait passionnants, si, si : « Races animales », « Alpes de Haute-Provence » et « Gares d’Île-de-France », rien que ça). Et ensuite, que le meilleur gagne…

Or, figurez-vous qu’il y a donc un tout nouveau Wikiconcours organisé du 15 septembre au 14 novembre 2011…!

– Non ?

– Si !

– Quelle coïncidence !

– N’est-ce pas !

Bref, quand vous vous en serez remis(e), vous pourrez cliquer ici pour toutes les infos nécessaires.

Oui, mais bon, et les archivistes dans tout ça, me direz-vous ?

On ne peut pas dire que les articles concernant les archives et archivistes soient particulièrement nombreux ou complets sur Wikipédia… Et ils sont très centrés sur le contexte anglo-saxon. Donc, bref, il y a du boulot pour améliorer tout ça, et le Wikiconcours est une bonne occasion de se lancer, non ? De contribuer à l’amélioration de la connaissance des archives par le grand public et les professionnels de l’information. De découvrir de l’intérieur cette incroyable encyclopédie collaborative qu’est Wikipédia. Et peut-être d’avoir envie d’aller plus loin, de monter de véritables projets entre services d’archives et Wikimédia ?

C’est pourquoi le groupe de travail « Archives et médias sociaux » de l’AAF vient de lancer un appel à la communauté archivistique « Wikiconcours : archivistes, contribuez !«  et propose la constitution d’équipes d’archivistes pour participer au Wikiconcours.

Alors, vous rêvez de développer l’article sur le respect des fonds ou de créer -enfin !- un article de fond sur les archivobus, n’hésitez plus, le Wikiconcours est pour vous ! Rejoignez l’archivo-wiki-team !

equipe

Ah, le travail d'équipe, il n'y a que ça de vrai... Bon, après, les rayures, c'est pas forcé, non plus... (BnF, Gallica, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6924113m)