Le goût de l’histoire

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What will American history taste like?

A l’occasion de sa prochaine expo “What’s Cooking, Uncle Sam?”, le NARA invite le chef cuisinier Jose Andres pour donner à goûter l’histoire américaine – au sens propre ! Un restaurant éphémère sera installé à proximité de l’exposition, mais le menu n’est pas encore disponible, hélas…

Pour celles et ceux qui n’auront pas l’heur de se rendre à Washington pour goûter aux délices de la cuisine historique américaine, il reste les papilles 2.0 :

Et puis surtout, il faudrait suggérer à nos Archives nationales d’inviter Cyril Lignac, ou d’accueillir la prochaine saison de Top Chef, ou d’organiser un concours de cuisine médiévale (mais là, je veux faire partie du jury !)…

Bref, donner un peu de sens à nos archives et plus largement à notre patrimoine…

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Les Gallicanautes ont la parole

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La bibliothèque numérique Gallica est décidément très à l’écoute de ses usagers.  Il n’est plus besoin de présenter son incontournable compte Facebook (et ses énigmes du vendredi, addictives !), ses 8000 fans parlent d’eux-mêmes (enfin, écrivent d’eux-mêmes, enfin, vous m’avez compris). Le compte Twitter @GallicaBnF est peut-être un peu moins connu du grand public (presque 3000 abonnés, tout de même), mais présente la grande originalité de mettre en avant toute la communauté des Gallicanautes qui utilisent les ressources de la bibliothèque numérique. Bref, les usagers de Gallica ne manquent pas de lieux pour s’exprimer…!

delivrez les livres

Affiche de mai 68. Source : BnF, Gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90182905.

Et voici que Gallica en appelle à tous ses usagers (même ceux qui ne fréquentent pas les réseaux sociaux, il y en a, si, si) pour une enquête sur les contenus, l’ergonomie, les services, les évolutions souhaitées de l’outil. Alors, à vos claviers!, aidez-nous à faire progresser encore Gallica.

Des wikipédiens partout…

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[Note pour moi : quand on a 12 brouillons de billets de blog commencés que l’on n’arrive pas à trouver le temps de finir, c’est qu’il y a un problème… Pas besoin de 30 lignes de digressions sur les poissons rouges pour annoncer une nouveauté ou le résultat de ta veille du jour. Archives masala, ma vieille branche, tu vas me faire le plaisir d’apprendre à faire des billets courts sinon ça va mal se passer…!]

[Il faut savoir être ferme avec soi-même.]

Donc…

Les Archives nationales des Etats-Unis (NARA) ont annoncé il y a peu l’accueil à partir de ce mois de mai d’un wikipédien en résidence, pour développer la coopération entre la vénérable institution et Wikipédia, pour renforcer la communication entre archivistes et wikipédiens, et pour contribuer à l’amélioration de la qualité des articles de la Wikipédia anglophone.

  • L’annonce, c’est ici.
  • La déclaration d’intention de l’Archiviste des États-Unis, c’est .
muguet

Le mai, le joli mois de mai. "1er mai 1911, le muguet : photographie de presse, Agence Rol" (BnF, Gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6916209d)

muguet_mode

Allez, encore une, juste pour le plaisir... (BnF, Gallica, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007865k)

Rappelons que les projets Wikimédia cherchent à développer les partenariats avec les institutions culturelles (les GLAM : Galleries, Libraries, Archives, Museums), comme l’a bien montré en France l’organisation en décembre dernier des Rencontres Wikimédia « Patrimoine culturel et Web collaboratif ».

(et vous, je ne sais pas, mais moi j’ai tout de suite très envie de collaborer avec des gens qui m’appellent GLAM…)

Deux pistes principales de coopération se développent : la mise à disposition d’images, de textes ou de données structurées par les institutions culturelles sur les différents projets Wikimédia, ou l’accueil de wikimédiens en résidence dans ces institutions, pour monter des projets innovants.

Après le British Museum et le Château de Versailles, le projet du NARA constituera la première résidence d’un wikipédien dans un service d’archives… Mais pas la dernière, assurément ?

Et que dire de l’organisation prochaine (le 4 juin) d’un « Editathon » à la British Library…? Des Wikipédiens, aguerris ou débutants, des conservateurs, des collections et ressources de la bibliothèque, du wifi partout, de la bière qui coule à flot (bon, là je prends peut-être mes rêves pour des réalités…), et la création ou amélioration de nombreuses notices de Wikipédia concernant la littérature et plus largement les collections de la British Library.

… où l’on voit que les Wikipédiens et les GLAM ne manquent décidément pas d’imagination…!

Hands of a Leakey, Texas

On trouve de tout, au NARA ! "Hands of a Leakey, Texas, Resident Holding a Can of Beer, near San Antonio, 05/1973" (US National Archives, Flickr Commons http://arcweb.archives.gov/arc/action/ExternalIdSearch?id=554847)

Archiveilleurs invisibles

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Le travail de l’ombre est peut-être le plus beau, mais il n’est pas forcément le plus utile pour les gens qui ne se sont pas fait greffer de lunettes infra-rouge. Et il y en a beaucoup, aussi étonnant que cela puisse paraître.

[Quoi ? Mais qu’est-ce qu’elle raconte ? C’est ki ki travaille dans l’ombre ? Et avec des lunettes 3D ça ne marche pas ?]

Bon, OK, manifestement il faut que je m’explique. Depuis quelques semaines, suite à des modifications de l’outil qui compile et génère le fil des Archiveilleurs (Yahoo! Pipes), les ressources signalées par un certain nombre d’Archiveilleurs (tous ceux qui utilisent Delicious comme outil de veille partagée, en fait) n’apparaissent plus dans le flux. Et ça concerne quand même 8,5 Archiveilleurs sur 12 (à vous de trouver le 1/2).

Invisible Jim

Après Invisible Jim, voici le nouveau super héros, Invisible Archiveilleur...! He's back, and he's angry ! CC-BY-NC-ND chrisjohnbeckett, source Flickr.

Bon, on a bien entendu aussitôt appelé au secours notre grand maître des tuyaux, le Vénérable Lully. Le verdict fut sans appel :

Depuis, on n’a plus de nouvelles de lui (ou si peu). Je l’imagine armé d’une clef à molette et d’un marteau (je suis sûre qu’il ne se tape pas sur les doigts avec, lui), plongé jusqu’à la taille dans les tuyaux, couvert de cambouis et de sueur, borborygmant « C’est eux ou moi! ».

Bref, pour le moment, on veille pour des cacahouètes. Et encore, ça vaudrait le coup de bosser pour des cacahouètes, c’est bon les cacahouètes. Non, là, on veille, on réveille, on archiveille, et personne n’en profite. Ou presque. Pour la plupart d’entre nous, les Archiveilleurs ne sont qu’un moyen parmi d’autres (Delicious, Twitter ou encore Facebook) de partager notre veille. Mais il n’empêche que, pour beaucoup d’entre vous, nous sommes devenus invisibles.

Alors, en attendant que notre Grand manitou des tuyaux ne parvienne à colmater la brèche, je vais essayer de compiler sur ce blog les ressources que je veille, celles que je destinais aux Archiveilleurs et donc à la communauté archivistique.  Pour cesser d’être invisible, ce qui finit souvent mal (quoi que, c’était plutôt chouette, je pouvais gober des cacahouètes en douce sans me faire choper, mais bon, bref).

Mon archiveille du 15 mars au 7 avril 2011

(en commençant par les ressources les plus récentes et en remontant dans le temps)

Réutilisation des données publiques, open data

Web participatif, usages innovants

Web de données, Web sémantique

Politique culturelle

Si j’avais un marteau…

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… je me taperais sur les doigts, mais bon, ne vous inquiétez pas, ce c’est pas vraiment ça l’objet de ce billet, je ne fais ni dans le gore ni dans le SM.

outils

... je chanterais le jour, je chanterais la nuit... CC BY-NC-ND Clairwitch, source Flickr.

Non, en fait voilà de quoi il s’agit. Kate Theimer interroge la communauté archivistique, sur son blog incontournable ArchivesNext : « What tools are essential for you? » , quels  outils Web 2.0 nous sont indispensables dans notre pratique professionnelle ?

Certes je ne suis plus tout à fait archiviste, mais il en faudrait plus pour m’empêcher de répondre…

Vaste question, donc, à laquelle je ne me sentais pas de répondre ni en commentaire dudit blog ni sur Twitter, j’ai besoin de place pour m’exprimer (et l’avantage de le faire en ligne, c’est que je n’ai personne en face de moi pour répondre l’air sarcastique « oui, on avait remarqué »…).

Alors, au centre de tout il y a Twitter.  Mon premier pied dans le Web participatif professionnel, mon ami, mon mentor, mon professeur, celui qui m’a tout appris.

Celui par lequel j’ai découvert tous les autres outils, par lequel je me suis formée aux usages et technos du Web participatif, par lequel je me tiens au courant des nouveautés professionnelles.

Celui qui m’a fait rencontrer (ou créer) la plus grande partie de mon réseau professionnel actuel, qui me permet d’échanger avec archivistes, bibliothécaires, médiateurs, informaticiens, wikimédiens, généalogistes, j’en passe et des meilleurs, des Français, des Anglais, des Américains, des Canadiens et même des Suisses…

Celui qui m’a ouvert les yeux (oui, il y a un monde hors des archives, si, si) et, j’en suis persuadée, les portes des bibliothèques.

Celui qui fait le lien entre ma vie professionnelle et para-professionnelle IRL et virtuelle, qui remplit mon agenda de twittconcours ou de twittapéros.

Celui qui m’a permis de découvrir le gâteau au chocolat de Une heure de peine.

Bref, ma drogue quotidienne, mon outil privilégié de veille, de partage de veille, d’échanges, de travail collaboratif, d’autoformation, de réseautage…

echafaudage

Quand on a de bons outils, ça marche beaucoup mieux... CC BY-NC-SA antwelm, source Flickr.

Mais je ne m’arrête bien entendu pas à Twitter, ce serait trop simple. J’utilise aussi:

  • Netvibes pour ma veille quotidienne : suivi de blogs professionnels (archives, bibliothèques, musées, info-doc, informatique, SemWeb) et de fils d’actualités,
  • Delicious pour marquer les ressources incontournables : celles qui vont alimenter les Archiveilleurs et le Généafil, et celles auxquelles j’aurai besoin de me reporter par la suite, en particulier pour préparer les formations et conférences dans lesquels j’interviens
  • Slideshare : pour poster quelques présentations (mais pas encore beaucoup, pour des questions de droits des images utilisées…, mais j’y travaille…), mais surtout pour y puiser de l’information
  • Facebook : assez peu finalement, et presque exclusivement pour étudier ce que font les institutions culturelles sur ce réseau. Je ne doute pas que Facebook puisse être un outil d’échange utile, mais pour cet usage Twitter remplit largement tous mes besoins.
  • Flickr : pour rechercher des images sous licence Creative Commons afin d’illustrer mon blog, mes supports de stages, voire mes présentations professionnelles

Bon, ça fait beaucoup d’outils différents et complémentaires, tout ça… Tous me sont utiles, certains me sont même indispensables. Mais on ne construit pas une maison avec seulement un marteau, sinon on se tape juste sur les doigts et on ne construit pas grand-chose, c’est pour ça qu’il faut toute une boîte à outils…

Un beau matin sur Facebook, les bibliothèques…

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En à peine un mois, deux bibliothèques françaises lancent des services inédits sur Facebook, ça vaut bien un petit billet de blog, non ? De toute façon, même si vous n’êtes pas d’accord, c’est encore moi qui décide ici, donc…

facebook

CC BY-NC pshab, source : Flickr.

La BnF, tout d’abord, permet depuis le 15 février dernier d’exporter le lecteur de Gallica sur Facebook. Autrement dit, vous pouvez publier directement sur votre mur n’importe quel document numérisé présent sur Gallica, et vos amis pourront le consulter sans quitter Facebook, et avec les jolies flèches vertes de défilement typiques de Gallica (ça ne semble rien, mais c’est important les flèches vertes, d’abord parce que c’est joli et flashy et ça c’est déjà un argument en soi, mais aussi parce que c’est l’identité graphique de Gallica qui est ainsi rappelée, et encore parce que cela met visuellement et intuitivement en avant la fonctionnalité de défilement de pages qui fait tout l’intérêt de ce service, fin de la parenthèse la plus longue de l’histoire de la parenthèse).

Par exemple, prenons un exemple complètement au hasard…

poesies_gourmandesMais aussi pourquoi pas, dans un autre registre (on trouve de tout sur Gallica) :

archives_nationalesAutant que je sache, ce lecteur exportable de bibliothèque numérique sur Facebook est  une première mondiale !

Et voilà-t-y pas que pas plus tard qu’aujourd’hui la bibliothèque municipale d’Angers nous offre la consultation de son catalogue directement sur son mur Facebook !

D’autres s’y étaient essayé auparavant avec plus ou moins de succès, mais il s’agissait généralement soit d’un simple formulaire d’interrogation renvoyant ensuite pour l’affichage des réponses sur le site de la bibliothèque (et c’est déjà beaucoup, les Archives pourraient en prendre de la graine, tenez, ça tombe bien, aka Reup vous donne même le mode d’emploi…), soit d’une intégration assez moche du catalogue de la bibliothèque dans un frame Facebook.

Alors que sur la page de la BM d’Angers, le catalogue s’intègre parfaitement.

catalogue_bm_angerscatalogue_bm_angers2C’est plutôt réussi, hein ?